Table ronde autour du rapport Robertson : constats, perspectives et appréhensions

Les pour et contre du rapport Robertson. Voila ce qui a été vu et discuté lors de la table ronde présidée par Christina Chan-Meetoo, le jeudi 28 juin, à l’Institut Français de Maurice. Elle réunissait les membres de la société civile et des medias. Parmi les points discutés, l’introduction d’un Freedom of Information Act, d’une Media Commission et d’un Media Trust, qui ont été bien vus, même si les intervenants restent prudents.

Pour rappel, le juriste Goffrey Robertson avait présenté, le 13 avril dernier, ce rapport au Premier Ministre, portant sur les réformes envisageables à apporter aux lois qui régissent la presse. Il faisait référence aux articles du Code pénal qui seraient d’après lui « undeveloped and anachronistic, full of English criminal offences long ago abolished in the UK, and without any legislative provision for freedom of information ». L’introduction d’un Freedom of Information Act a donc été considérée comme une bonne chose par les panelistes. « Bizin cass tou bann barier », soutient Sunil Gopal, président de l’Union Syndicale des Employés de Presse (USEP).

Cependant, comme la plupart des intervenants l’ont déclaré, il faut faire attention aux pièges. Surtout en ce qui concerne le Media Trust. Henri Marimootoo, journaliste de Week-End, affirme que « les membres venant des institutions ne m’inspirent aucune confiance. Ce sont souvent, soit d’anciens politiciens qui n’ont pas reçu d’investiture aux élections, soit des personnes qui aspirent à en avoir une. Jamais, je n’accepterais que des personnes qui ne sont pas de la profession journalistique siègent sur ce Board ». Touria Prayag, rédactrice-en-chef du magazine Weekly, estime de son côté que l’Ombudsperson for the Press préconisé par le rapport Robertson devrait être une personne indépendante de la profession et du gouvernement. Quant à Ehshan Kodarbux, rédacteur-en-chef du groupe Defimedia, il trouve le rapport positif dans son ensemble mais estime qu’il faut faire attention aux pièges.

Du côté des membres de la société civile, le Media Rights est une option bien accueillie. Roshni Mooneeram, universitaire et specialiste en langues creole, espère une culture of blame qui ne serait ni contre la presse ni contre le gouvernement. Pour le syndicaliste Jack Bizlall, la presse ne peut être neutre. Il s’agirait de prendre des décisions, sans être factotum ou partisan de qui que ce soit. La presse est un pouvoir « et un pouvoir n’est jamais indépendant, mais n’est pas nécessairement partisan ».

Les membres de la classe politique, bien qu’attendus, ne se sont pas montrés, à l’exception d’un membre du Rassemblement Citoyen pour la Patrie (RCP).

Aurelie ROSE
(Étudiante à l’Ecole de Journalisme de l’Océan Indien EJOI)

 

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